Les bons résultats de la croissance économique, la stabilisation du marché de l’emploi et un niveau d’inflation toujours relativement élevé, n'incitent pas la Fed à envisager des baisses des Fed Funds cette année, contrairement à ce qu'elle avait prévu en décembre dernier. C'est en substance le message de J. Powell au terme du FOMC de ces deux derniers jours.
Avec cette posture, la Fed ne fait certainement pas plaisir à D. Trump. Elle va également à l'encontre des marchés qui anticipent, contrairement à la plupart des économistes, deux à trois baisses des taux cette année.
Elle pourrait, pourtant, sauver la donne du marché des Treasuries, sur lequel les craintes d'une politique monétaire trop complaisante ont enflé les primes de terme depuis la réélection de D. Trump. Sa prudence est, en effet, en mesure d'atténuer les tensions sur la partie longue de la courbe des rendements, lesquelles constituent le plus grand risque pour D. Trump, en particulier à la veille d'un possible nouvel épisode de shutdown à la fin de cette semaine.
En soulignant comme elle le fait, son independance, la Fed limite également les risques de chute accélérée du dollar et les désordres monétaires excessifs qui pourraient en résulter. De telles retombées valent bien quelques dixièmes de hausse des taux à court terme, pour les Etats-Unis comme pour le reste du monde. D. Trump devrait lui en savoir gré ! 
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