Révisée à 1,9 % au lieu de 2 % en première estimation, l’inflation de la zone euro est maintenant en-dessous de l’objectif officiel. Plus encore, de plus en plus d’économies, parmi lesquelles la France, l’Italie et la Finlande affichent des résultats nettement inférieurs à ce dernier. La BCE a beau dire, elle pourrra difficilement maintenir le cap du statu quo très longtemps si les tendances en place se poursuivent, alors que les risques d’une nouvelle guerre commerciale refont surface et que la Fed, de son côté, a bel et bien relancé ses interventions quantitatives. Alors, faut-il se préparer à de nouvelles baisses des taux de la BCE, voire davantage ? La question revient en ligne de mire.
La poursuite du ralentissement de l’inflation allemande, qui a nettement reflué le mois dernier, sera sans aucun doute décisive dans l’évolution des anticipations. La revalorisation du salaire minimum allemand de plus de 8 % en janvier ne va pas dans le bon sens. A contrario, les contraintes compétitives en place, renforcées par les menaces de nouveaux droits de douanes américains, pourraient pousser la BCE à être moins catégorique qu’elle n’est apparue ces derniers mois, sous l’influence de Mme Schnabel, pressentie comme future remplaçante de Mme Lagarde en 2027.
Au rythme où vont les choses, cette échéance paraît bien éloignée et, après avoir quasiment disparu, l’hypothèse d’un assouplissement monétaire à venir de la BCE pourrait revenir en force. On guettera, forcément, le 4 février prochain, des signes d’inflexion du discours officiel dans cette perspective.
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